Intervention De l’UR UNSA Pays de la Loire
Pour l’UNSA des Pays de la Loire, la tenue de ce bureau extraordinaire UNSA s’inscrit dans l’histoire du syndicalisme.
En effet, nous avons aujourd’hui les mêmes espoirs, les mêmes ambitions mais aussi les mêmes doutes, les mêmes questions qu’en 1993 à la création de l’UNSA ou qu’en 1998 lors de l’arrivée des militants de F.O.. Mais le syndicalisme a besoin de renouveau, depuis 1993 l’UNSA mène une action originale et difficile pour apporter une réponse différente et adaptée aux besoins des salarié(e)s.
Qui aurait parié en 1993 de la longue vie et du développement de l’UNSA ?
Qu’avons-nous entendu à l’époque sur le mariage impossible des profs des policiers et des gardiens de prison dans une même organisation ?
Qu’avons-nous entendu sur les valeurs qu’on dilapidait, sur l’avenir impossible… sur cette autonomie trop mise en avant ?
De tout cela, est née l’UNSA et en 1998, plus personne ne doutait des valeurs, de l’éthique, de l’espace syndical de l’UNSA. Mais cette fois en 1998, c’était le spectre de voir tomber l’UNSA dans les mains de dangereux trotskistes qui était agité.
A chaque étape de notre construction, la clarté de nos débats, la démocratie de nos décisions, l’intransigeance sur nos valeurs humanistes, laïques et républicaine ont maintenu l’UNSA sur ses rails tout en accueillant la richesse des militants venant de l’extérieur, tout en renforçant une organisation qui regroupe, qui réunifie, quand d’autres n’existent que par la scission.
Enfin, comment ne pas dire un mot du contexte national et de cette position commune CFDT/CGT/MEDEF sur la représentativité qui ressemble à ces bidouillages électoraux que les autocrates mettent en place pour sauver leur avenir personnel et leurs intérêts particuliers ?
Aujourd’hui, bien que pour des raisons de délais et de vacances scolaires, je n’ai pu contacter l’ensemble des responsables des structures régionales de l’UNSA Pays de la Loire, je pense pouvoir affirmer sans me tromper que nous sommes prêts pour le nouvel élan proposé et à engager des discussions avec la CGC afin d’envisager un travail en commun.
Nous sommes prêts à le faire pour peu qu’on ne sacrifie rien de ce qui fait notre force et notre attraction. Je veux bien sur parler des valeurs de laïcité, d’autonomie, d’indépendance qui ne sont pas négociables.
Nous sommes prêts à le faire pour peu qu’on conserve notre mode de fonctionnement original dans lequel les salarié(e)s se retrouvent parce que non-technocratique et porteur de jeunesse et de nouveauté.
Sur ces bases, l’UNSA Pays de la Loire dit banco pour travailler à la création d’une grande organisation réformiste.
Comptez sur nous pour être exigeant afin de veiller que celle-ci se fasse sans concession sur l’essentiel et en mettant en avant le dialogue au sein de nos organisations.
Je ne peux conclure sans aborder la question des élections prud’homales de décembre 2008. Toute l’UNSA y est totalement mobilisée, totalement mobilisée.
La hauteur du score que l’UNSA y réalisera sera un élément déterminant dans les discussions que nous mèneront avec notre partenaire.
Dans cet esprit, je lance un appel pour que nous maintenions et renforcions notre mobilisation. Le
projet d’avenir que nous débattons aujourd’hui ne doit en rien nous détourner de cet objectif.
Joëlle GILET



